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Le snacking : une belle opportunité pour les artisans des métiers de bouche

Les artisans de l’alimentaire poursuivent leur progression sur le marché du snacking avec une hausse des ventes de près de 6 % en un an. Si certains métiers comme la boulangerie s’y sont bien mis, d’autres tardent encore à s’adapter à ce marché et aux attentes des consommateurs.

 

Adapter l’offre artisanale au marché du snacking 

La France compte près de 75 000 artisans métiers de bouche (boulangers, bouchers, primeurs, pâtissiers, charcutiers, poissonniers et fromagers) qui génèrent un chiffre d’affaires de 25 milliards d’euros.  En même temps, l’artisanat est de plus en plus recherché par les consommateurs dont les attentes évoluent vers plus d’originalité, de service, de conseil, de personnalisation et d’authenticité.

Certains métiers ont donc commencé leur mue : la boulangerie affiche des chiffres positifs avec un chiffre d’affaires en hausse (+ 3,1 %). Ce secteur réalise déjà presque 40 % de son chiffre d’affaires grâce au snacking.

Pour leur part, les charcutiers-traiteurs souffrent de la concurrence de la grande distribution et voient le nombre de points de vente baisser de 5,7 %. Leur offre reste souvent trop traditionnelle et ne correspond pas encore aux attentes des consommateurs. Ceux qui s’en sortent le mieux sont ceux qui font la différence par rapport à la grande distribution grâce à une qualité supérieure, une offre plus développée de vente à emporter à consommation immédiate ou différée, un rôle de conseil.

 

Quelques pistes pour bien réussir sur le marché du snacking 

  • Créer de nouveaux moments de consommation : encas du matin, goûter gourmand, apéritif dînatoire
  • Adapter son offre au format à emporter : packagings individuels, mini-formats
  • Développer les services : dégustation sur place, livraison, click and collect,…etc.
  • Valoriser le caractère artisanal et authentique de l’offre
  • Mettre en œuvre un merchandising vendeur : vitrines, présentation de produits, faire goûter
  • Faire évoluer l’offre tout au long de la journée
  • Créer des menus et formules innovantes
  • Respecter les régimes alimentaires et la tendance du « manger sain » en proposant des produits « sans » : sans gluten, sans colorants, sans additifs, moins de sel, moins de matières grasses…etc

Le snacking haut de gamme à emporter ou à consommer sur place est une voie à choisir par les métiers de bouche. De nombreux concepts de restauration rapide puisent, d’ailleurs, leur réussite dans la valorisation de ces métiers.

Et la tendance se poursuit. La restauration rapide a progressé de 1,2 % en 2018 et a maintenu une croissance constante sur les quatre trimestres, y compris le dernier affecté par le mouvement des « gilets jaunes ». Le snacking a profité de la mutation des habitudes de consommation qui semblent s’orienter vers des périodes « hors repas » en matinée ou au cœur de l’après-midi, relève NPD Group dans son bilan annuel. En 2018, les collations « entre deux » enregistrent même la meilleure progression.

 

Un marché en pleine ébullition

Le snacking est bien devenu la principale manière de s’alimenter hors domicile : il représente 59 % des déjeuners et dîners sur une semaine. Véritable phénomène sociétal, c’est aussi un marché en pleine ébullition. Une étude du cabinet CHD Expert pour le salon Sandwich & Snack Show qui se tiendra les 1 et 2 avril à Paris, a ainsi comptabilisé 94 000 points de vente relevant du snacking : la restauration rapide mais également les boulangeries-pâtisseries, la restauration à table à emporter, les hypermarchés, supermarchés, épiceries de proximité ou encore la livraison sont les acteurs de ce marché en plein essor.

À elle seule, la restauration rapide représente en France 41 000 établissements et pèse 19 milliards d’euros. C’est elle qui séduit le plus et grignote des parts de marché au détriment de la restauration classique à table, avec aujourd’hui près de deux fois plus d’enseignes de restauration rapide en France qu’en 2007. Les boulangeries-pâtisseries sont également bien placées avec un volume d’affaires de 11,2 milliards en 2018, en progression de 31 % sur dix ans alors que le nombre d’établissements à lui diminué de 5,7 % à 29 600, durant la même période.

 

Pour tous les goûts

60 % des consommateurs français se rendent au moins une fois par semaine dans un lieu dédié au snacking midi ou soir.  A midi, le snacking concerne 57 % des consommateurs et séduit principalement les jeunes de 18-34 ans (80 %) et les 35-49 ans (68 %).

Le sandwich/club sandwich représente 41 % du total, suivi du burger, 34 % et de la salade, 28 %. L’offre est devenue extra large passée de trois spécialités il y a dix ans à une cinquantaine de références aujourd’hui parmi lesquels les tacos, bagel, bao burger, kalamaki, banh mi, bagnat, suédois, onigri…

 

 

 

 

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L’équipe Avisé

 

Sources :

artisans-gourmands.fr

npdgroup.fr

lesechos.fr

 

Crédit photo : Pixabay