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Les attitudes et tendances alimentaires des Français

29/04/2019

L’Interprofession Elevage et Viande (Interbev) a confié à Ipsos la réalisation d’une étude intitulée «Les attitudes et tendances alimentaires des Français » réalisée en janvier 2019 auprès d’un échantillon de 1066 personnes représentatif de la population. Il en ressort  en premier lieu que les Français consomment tous les types d’aliments et en quantités raisonnables, sources d’un régime équilibré.

 

De la viande…mais pas que

En moyenne, les Français indiquent manger de la viande un peu plus de 3 fois par semaine, en cohérence avec les recommandations des instances de santé publique. Mais ils surévaluent la consommation de viande de leurs compatriotes en l’estimant au double de la réalité.

Ils indiquent manger de la volaille un peu plus de 2 fois par semaine, du poisson un peu moins de deux fois par semaine, des œufs environ 2 fois par semaine, des fruits presque une fois par jour, des légumes quasiment une fois par jour et des féculents un peu plus de 5 fois par semaine.

Pour les Français, l’alimentation est d’abord une source de plaisir (55 %) et un signe de bonne santé (49 %). Pour cela, ils font attention à la qualité des aliments qu’ils achètent (83 %), à leur impact sur la santé (77 %), à l’origine des produits (76 %), à l’équilibre alimentaire (76 %), à la variété dans l’assiette (72 %), au prix des aliments (72 %), au respect de la planète et de la biodiversité (61 %).

 

Omnivores avant tout

L’étude met aussi en avant le fait que les Français sont des omnivores : 96 % déclarent manger de tout y compris de la viande et du poisson mais 65% d’entre eux n’ont jamais entendu parler du flexitarisme.

A noter par ailleurs qu’Interbev vient de lancer sa nouvelle campagne collective de communication intitulée « Aimez la viande, mangez-en mieux».  Elle s’appuie sur le fait que des éleveurs aux consommateurs, tous peuvent avoir un impact positif sur le terroir comme sur la santé, en mangeant la juste quantité d’une viande de qualité.

 

 

 

 

 

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Retour du goût

Pour autant, le consommateur français semble aussi de plus en plus difficile à satisfaire, estime, pour sa part, Xavier Terlet du cabinet XTC, spécialisé dans l’analyse de tendances alimentaires. « Il est méfiant, exigeant, et obnubilé par la sécurité des aliments ». Pour l’heure, ses attentes, sont guidées par la recherche de simplicité, d’authenticité, et du goût. Le fort en goût, qui est dans l’air du temps, va d’ailleurs de pair avec la tendance « moins de sucre, moins de sel ».

Le retour du goût se manifeste autant à travers l’intérêt pour les saveurs intenses et affirmées que par la recherche du plaisir brut et basique. « Les goûts puissants répondent aux envies de nouvelles sensations exprimées par les consommateurs. Mais cet apport en goût ne doit pas se faire au détriment de  la naturalité et de l’identité du produit. Les industriels et les artisans ont bien compris que les consommateurs aspirent à retrouver le goût dans toute sa naturalité et toute sa vérité » explique-t-il.

 

L’équipe Avisé

 

Sources :

interbev.fr

lesechos.fr

 

Crédit photo : Interbev